La Chine a fait de la croissance des revenus et de la réforme de son système de répartition des salaires une priorité dans le cadre d'efforts plus larges visant à protéger le marché du travail national contre l'impact de l'intelligence artificielle au cours des cinq prochaines années.
Un nouveau plan directeur publié jeudi par le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale a tracé une feuille de route détaillée pour cette stratégie, promettant de promouvoir la négociation collective des salaires dans le secteur privé, d'assurer une croissance salariale stable et d'orienter la rémunération vers les travailleurs de première ligne.
Dans les entreprises d'État, le plan exhorte à gérer les « revenus excessivement élevés » tout en augmentant les incitations salariales pour les talents clés et en liant directement la rémunération à l'expertise technique. Pour protéger la base de la main-d'œuvre, Pékin a appelé à affiner son mécanisme d'ajustement des salaires minimums et à lancer des recherches législatives sur les lois relatives au salaire minimum.
Les autorités visent à « adopter une approche globale pour gérer la manière dont les environnements extérieurs changeants et les progrès de l'IA affectent la main-d'œuvre, en priorisant les initiatives de création d'emplois », selon le plan directeur.
Ce document intervient alors qu'un large écart de revenus, en particulier entre les zones rurales et urbaines, reste une préoccupation majeure dans la deuxième économie mondiale. Et certains économistes avertissent que l'essor rapide de l'IA pourrait aggraver la situation.
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